On est des Warriors !

Quelques petites expériences/anecdotes de voyage à vous raconter !

Parce que quand on commence à voyager, on commence à avoir une vie de OUF ! Et des expériences parfois peu croyables à raconter ….

Le plus important c’est qu’on s’en soit toujours tiré !

Victimes de l’exotisme

REQUIN

En Nouvelle-Zélande… à Golden Bay, nous faisions du kayak de mer. Puis, un requin (petite taille) est venu s’amuser à taper son flanc contre notre kayak. Et ça… pendant 15 min jusqu’à ce qu’on soit obligé de lui mettre un coup de pagaie dans le nez, car à force il pouvait nous renverser. Et puis si bébé est là, maman n’est pas loin…. Le mec qui nous louait le kayak s’est bien foutu de nous en rigolant sur le fait que c’était le « taniwha » (légende maorie sur un monstre marin habitant les eaux de Golden Bay) qui est venu nous chatouiller. Bref, il nous a pas cru parce qu’évidemment se faire attaquer par un requin, ça n’arrive à personne dans ces circonstances… à nous oui !

TARENTULES

Aux Philippines, alors que Julien était victime d’un intox alimentaire, plus précisément à Palawan, nous sommes venus nous faire visiter par deux belles et immenses et velues et oranges tarentules dans notre chambre. La seule soirée où évidemment nous n’avions pas de moustiquaires, et le ventilateur (+électricité)  que durant 4h pendant la nuit. Clémentine, par faiblesse devant la bête, n’a pu rien faire et c’est Julien qui a dû se dévouer comme un guerrier pour faire gentiment évacuer la première araignée. Au moment, de faire sortir la deuxième, celle-ci avait disparu…. Le moment le pire est toujours celui où tu ne sais pas où est l’araignée évidemment…. Et voilà une nuit, où tu te caches sous le drap alors qu’il fait 40degrés si jamais une bestiole te tombes dessus pendant que tu dors, et que tu n’as pas de ventilateur pour respirer un peu. Moins tu respires et plus tu as chaud, plus tu psychotes… Fièvre tropicale !

SANGLIER-BICHE-FANTOME ?

Dans les Alpes avec des amis, nous faisions du camping sauvage près d’une rivière dans la forêt. Le soir, nous avions bêtement laissé notre poubelle devant la tente. Le lendemain nous avons la surprise de voir notre poubelle délicatement ouverte ainsi que les déchets triés par catégorie: Plastiques, verre, et restes…. Déjà surpris de voir le résultat, tu te dis que pendant que tu dormais paisiblement, quelque chose s’est approché de toi à quelques centimètres sans même que tu t’en rendes compte et que tu es incapable de savoir ce que c’était….. In memories of Blair Witch….

La Fatigue: facteur de mauvaises décisions

Dormir dans des aéroports… Quel voyageur ne l’a jamais fait ? C’est pratique si tu as un avion très tôt le lendemain, tu es sûr de ne pas rater ton avion (quoique….), et puis c’est économique…

Alors que…

Dormir DEVANT un aéroport…

ça nous sera arrivé 3 fois ! Comme si les deux premières fois ne nous avait pas suffit pour comprendre ! Peut-être parce que finalement la première fois à Jakarta, malgré les 40 degrés la nuit et la pollution, on avait plutôt bien dormi et profondément sur notre duvet au sol à côté d’une centaine d’autres personnes… La seconde à Manille aura été la pire… Notre avion ayant été repoussé à quelques heures nous sommes arrivés la veille du vol pensant pouvoir rentré dans l’aéroport et prendre notre avion le lendemain à la première heure… Hélas, on nous a refusé l’accès à l’aéroport, ne pouvant y rentrer que seulement 2heures avant notre vol, à cause de travaux… (même histoire à Jakarta). Nous sommes donc restés devant l’aéroport, essayant de dormir sur les sièges ayant un accoudoir entre chaque, un bruit infernal, une pollution insoutenable, une façade à l’abandon… Parce que l’aéroport se trouvait très loin de notre auberge, nous n’avons pas fait demi tour, et n’ayant pas de transport pour le lendemain tôt… Après une nuit blanche, le soleil se lève, la chaleur arrive, l’heure du vol s’approchant, on nous refuse l’accès car notre vol est retardé… nous voilà à attendre quelques heures en plus… On aura passé de 22h30 à 12h devant cet horrible aéroport (vols intérieurs). Et enfin Singapour…On avait déjà fait une escale à l’aéroport de Singapour donc nous connaissions plutôt bien et étions ravis de pouvoir économiser une nuit pour pouvoir la passer là-bas… Et bien, cette zone où tu peux profiter des lieux de repos, cinémas gratuits, sièges massants…. n’est accessible que 2h avant ton vol au départ de Singapour. C’est la zone d’embarquement. Donc nous nous sommes retrouvés à passer la nuit dans le hall de l’aéroport qui est beaucoup plus petit et sans intérêts et à dormir par terre (encore!) puisqu’ils ont une fâcheuse tendance à mettre des accoudoirs aux sièges pour ne pas s’y allonger. Mais au moins on a pu rentrer dedans…!

Toujours se renseigner sur l’accès des aéroports avant de songer à y dormir !

Tout ça pour dire, que quand on est fatigué, même si on sait qu’il faut se renseigner sur certains points, et même par expérience, et bien tu as tendance à foncer sans réfléchir, parce que quelque part tu t’habitues aux éventuelles galères et tu sais que tu les gèreras de toutes façons. Le problème de cette fatigue, c’est qu’on se retrouve parfois à faire ces mauvais choix qui te fatigueront encore plus que si tu avais pris le temps d’être un peu plus prévoyant…

BANJAR (JAVA-INDONESIE) —> Pire ville du Monde

Ou la plus mauvaise expérience de Voyage….

Après une randonnée de nuit sur le Mont Mérapi (marche jusqu’au sommet de 0h à 5h, donc environ 8h à 10h de marches AR), sans avoir dormi la journée passée (1er FAIL!), nous partons de Yogyakarta en train pour rejoindre Banjar, où nous pourrons y prendre un bus pour Pagandaran dans le sud de l’île. Nous avions entre 6 et 8heures de train où nous souhaitions s’y reposer enfin. Nous nous retrouvons assis avec deux jeunes javanais légèrement plus jeunes que nous avec qui nous avons fini par discuter tout le long du trajet ! Parce que finalement, on ne voyage pas pour dormir, mais bien pour voir du pays et faire des rencontres inoubliables ! Excellent souvenir !!! Arrivés à Banjar, nous n’en n’étions pas plus reposé et il était tard…. Donc plus de transports. Banjar est juste une ville de passage pour la plupart des touristes, comme elle l’était pour nous. Nous avons fini par comprendre pourquoi…. Il y a quand même pas mal d’endroits pour dormir mais pas pour les touristes visiblement… Epuisés, nous avions repéré une ou deux adresses où nous nous y rendons directement. La première: « Sorry ! Full ! » La deuxième: « Sorry ! Busy ! », … On en trouvera plusieurs sur notre route où nous nous arrêterons à chaque fois pour qu’on nous réponde que c’était complet. Un peu naïfs au départ, on pense que c’est réellement complet… Jusqu’à ce qu’à un moment donné, un gérant de guesthouse nous décroche un « if stay here, you problem ! » Ok ! Il a au moins réussi à dire les mots principaux pour qu’on comprenne que nous n’étions absolument pas les bienvenues dans cette ville ! En plus de la fatigue, la panique arrive ! Et la paranoïa probablement… A Java, tu t’habitues à te faire regarder et prendre en photo tous le temps par les locaux, parce que les touristes restent toujours plus rares qu’à Bali, mais c’est qu’à Banjar on nous fusillait du regard ! Les seules personnes ayant bien voulu nous adresser la parole était ceux qui cherchait à nous arnaquer… Finalement, la seule adresse qui aura voulu de nous était un Hotel de luxe (l’horreur ! Et oui ! sérieusement ! On déteste ça car on n’est pas là pour ça !) qui nous aura chargé la chambre à 5 fois plus que notre budget quotidien… Et à la fois nous avions tellement besoin de dormir qu’on a fini par se résigner après 3 longues heures de recherches intensives de dodo…. Et je vous passe les détails d’arnaques dont nous avons été victimes là bas…

Ce que je souhaite rajouter à ce sujet, c’est que nous faisons parti de ces voyageurs qui cherchent à tout prix le dépaysement et sortir des coins touristiques dès qu’on en a l’opportunité… On se lance facilement sans réfléchir dans des lieux inconnus comme quand on a décidé de rester dormir à Banjar sans jamais en avoir entendu parler par qui que ce soit. On aura expérimenté une certaine forme de racisme et d’exclusion. C’est une expérience parmi une autre dont on se souviendra longtemps. Oui, la fatigue a contribué à la rendre affreuse, mais je pense que nous nous sommes pas bien rendu compte du type de danger dans lequel nous étions. Parce qu’on ne savait pas ce que le mec qui nous a dit que si on restait là on allait avoir des problèmes, avait réellement dans la tête en nous disant ça. Parce que Java, quand on visite, on voit bien que ça ne craint pas. Mais il y a des extrêmes partout. Je me souviendrai m’être fait pointé un fusil en campagne française après avoir débarqué sur une propriété privée… Parce qu’il y a des gens, absolument partout, qui ne se sont jamais ouverts au Monde et aux différences et qui refuseront de s’y approcher…..

Des incidents de voyage mais des rencontres incroyables !

MIKE, plus qu’un dépanneur de voiture…

En Nouvelle-Zélande, alors que nous voyagions en van, nous voici dans l’Est Cape de l’île du Nord, dans une zone perdue du monde où les bûcherons exploitent les forêts… Seuls rencontres sur notre route : Des trucks roulant à vive allure. Et voici que notre pompe à eau s’envole en fumée. Overheating… voilà que nous apprenons un nouveau mot en anglais. Nous laissons notre voiture sur le bord d’une route et nous voilà à chercher la première maison venue 1km plus loin, elle aussi, toute aussi perdue.  C’est alors qu’on rencontre une maman nommée Rachel qui nous accueille pour faire les démarches nécessaires afin de se faire dépanner. On apprend que la ville la plus proche se trouve à 150km. Après plusieurs heures d’attentes, Mike le dépanneur vient nous chercher, ainsi que le van pour rejoindre le garage le plus proche, étant lui aussi situé à 150km. Arrivés à Napier, la nuit est tombée, le garage est fermé. Mike le dépanneur nous dit d’attendre le lendemain devant le garage, dans une ZAC toute pourrie, son ouverture. Et de stationner dans la voiture… Pas très romantique tout ça…

Finalement, Mike le dépanneur nous propose de venir chez lui, il nous ramènera le lendemain. Merci Mike pour cet accueil ! Bon… malgré l’ambiance vraiment étrange à son domicile (c’est que Mike vit la nuit pour son travail et sa femme sans dents ne faisait que se droguer tout le long), on ne peut être que reconnaissant de son geste !!!

L’extrême bonté des Balinais

A Bali en Indonésie, nous fuyions à tout prix le tourisme de masse. Nous nous retrouvons à Candikuning dans les montagnes. Rien ne semble très attrayant à première vue dans cette « ville ». Mais sommes enfin ravie de voir beaucoup moins de touristes. Mais en sortant du bus, voilà qu’un homme nous tire par le bras pour nous ramener dans son hôtel ! NON ! On ne veut plus de ça ! On finit par l’esquiver mais nous ne trouvons plus d’endroits pour dormir. Seulement le quartier hindou de Candikuning qui est, quant à elle, principalement musulmane. En se promenant et cherchant despérément un lieu pour dormir, on finit par tenter de toquer aux portes et de venir rencontrer les gens chez eux. On nous aura proposé une place dans un poulailler, des mets faits maisons, des cafés balinais… Mais il est vrai que même si les demeures balinaises sont souvent immenses, chaque pièce appartient à un membre de la famille. Et on nous aura refusé de rester dormir tout simplement parce qu’ils avaient honte de ne pas avoir de chambre pour nous. NEVERMIND, ces gens étaient tout simplement extraordinaires de part leur gentillesse extrême. On aura également rencontré un anglais assez âgé qui s’est expatrié seul dans ce quartier dans les années 80. Lui aussi d’une gentillesse importante, qui nous aura offert plusieurs verres dans un petit shop balinais et donner beaucoup de conseils sur le voyage à Bali et des explications sur ce que l’île était et devenait réellement….