Australie

Passage bref : 2 semaines de Sydney à Brisbane

L’Australie, ou le grand changement !

La fin d’un long voyage bouleversant et magique, le début d’un nouveau. On change de repères, de pays, de monnaie, de culture aussi. Notre périple entre Sydney et Brisbane durera 2 semaines : c’était trop court, ce sera finalement trop long ! Trop court car ce pays est immense, il y trop de choses à voir mais on décide d’y passer ; pour se faire une idée, pour voir Sydney, pour jeter un oeil. Finalement trop long car avec nos dollars néo-zélandais durement gagnés, notre budget est limité, la vie est assez chère, et surtout, sans notre voiture, on doit changer notre façon de voyager. Plus de lit, plus de cuisine, plus de transport. Alors on a découvert un peu plus les Backpacks (auberge de jeunesse) à l’ambiance survoltée australienne, remplis de mecs blonds et bodybuldés entourés de « Nabilla » hystériques.

On restera partagé sur Sydney ! C’est grand (la population de la Nouvelle-Zélande dans une seule ville), c’est dynamique, cosmopolite et il y a l’Opéra ! C’est aussi beaucoup de buildings (assez nouveau pour nous!), beaucoup (trop) de monde d’un coup, et comme l’a dit un jour quelqu’un de sûrement très éclairé (!) : « Il faut aimer le côté impersonnel des grandes villes ».

Nous prendrons ensuite la route de Brisbane en nous arrêtant à Byron Bay, petite ville côtière de surfeurs et de hippies à l’ambiance très chouette et détendue, et Surfers Paradise, son total opposé : une ville parc d’attraction, orientée et imaginée uniquement pour le tourisme. Le choc !  On remerciera Aaron, jeune cadre australien de nous avoir pris en stop dans sa belle voiture climatisée. On aura beaucoup appris et échanger avec lui sur son pays et son mode de vie.

Brisbane est une grande ville relativement grise, mais à l’étonnant dynamisme et à l’esprit détendue (concerts, parcs,…). Le tout néanmoins noyé dans une forêt de buildings effaçant les quelques rares anciens bâtiments.

Nous quittons donc l’Australie par la petite porte, plein de grands rêves asiatiques, mais dans l’espoir de revenir un jour caresser les kangourous et voir l’autre facette de ce pays.

Ci-dessous : Un billet de voyage, écrit dans le train entre Sydney et Byron Bay.

« Dimanche 11 mai 2014,

Voyager, c’est se poser plein de questions. Bien sûr, ce sujet est bateau, parce que tant d’autres avant moi les ont posées, ces questions. Mais bon, je suis au milieu de 12h de train entre Sydney et Brisbane, alors je m’occupe.

Pourquoi on voyage ? Qui a t-on envie de rencontrer ? Pourquoi on fuit les touristes, alors qu’on est des touristes ?

On cherche l’expérience ultime, le retour à la nature (la vraie, la sauvage), le dépaysement. On cherche l’endroit que personne n’a vu, où personne ne va, loin des tours guidés de touristes qui prennent leurs clichés de l’intérieur de leur  bus climatisés.

Bien sûr on fuit tout ça ; c’est moche, ça énerve et ça fait du bruit.

Evidemment, on est pas seul à voyager, on n’est pas seul sur terre, mais on ne peut pas s’empêcher d’en vouloir aux autres (touristes) d’être là, plantés au milieu de notre superbe photo papier glacé de magazine. Bizarrement, tant de jeunes voyagent uniquement en se déplaçant de backpacks en backpacks, pour rencontrer les mêmes gens, qui vont dans les mêmes bars, essayant de trouver le même genre de soirées que chez eux, à la maison. Bien sûr, le backpack, c’est pratique, convivial et pas cher.

Ce sentiment s’est récemment développé, depuis notre arrivée en Australie. L’Australie, Sydney, c’est un rêve de gosse, le paradis, le soleil, les plages. Peut être que c’est trop cool quand on y est ! Après un an en Nouvelle-Zélande, arriver dans une ville comme Sydney, ça fait bizarre ! C’est grand, c’est branché, c’est surcool ! Bien sûr, tout est cher. D’ailleurs, on ne pense plus qu’à l’argent. Est-ce qu’il nous reste assez ? Comment ne pas trop dépenser ? Combien ça fait en dollars NZ, en euro ? Pourquoi ce musée est-il à 15$ ?

Evidemment, c’est la capitale d’état, on se perd dans les buildings et les banques, les costards-cravattes, les soirées VIP. Et on se demande si ça nous plaît. Et on s’habitue aussi. Après quatre jours dans la fourmilière, on prend ses repères, on situe les rues, et on cherche même où sortir ! Finalement, c’est pas si grand, quand on sait où est le Chanel, le port et les 180 Hungry Jack’s (autre nom de Burger King) !

Quand même, il y a toute la population de la Nouvelle-Zélande dans cette ville!

Au fond, je crois qu’il faut prendre les choses comme elles sont, c’est pour ça qu’on est là, pour en profiter. »

Julien

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